Essaid Manssouri
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Essaid Manssouri, poète amazigh du Maroc : « Matoub a tout donné pour illuminer Tamazgha »

Essaïd Manssouri est un jeune poète amazigh du sud est du Maroc. Dans cet entretien, il évoque sa poésie, tamazight et la Kabylie.

  • Vous êtes poète amazigh du Maroc, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Tout d’abord, je vous remercie énormément, je me nomme Essaid Manssouri, je suis un poète amazigh marocain du sud-est, pacifiste et bohémien de sa tribu, peut-être un berger de la vallée de rose. Élève du lycée Sidi Bouyhya Souk Elkhmis dades, j’ai eu mon bac en 2012, option sciences expérimentales, licence en études française a l’Université kady aayad Marrakech 2019 après deux années d’une rupture d’études suites à un accident où j’étais fracturé au niveau de mon genou (la rotule). Retour à mon village où je fais les cours de soutien aux élèves primaires, lycée, collège. Mes poèmes figurent dans plusieurs ouvrages anthologiques: « même vieux, vivons mieux », « Elégies des semeurs d’Afrique », « Poètes en roue libre », « Les poètes classiques ». J’ai publié aussi dans plusieurs magasins littéraires, comme j’ai participé au festival slam à l’appart, invité par plusieurs émissions radio, Poète (Jazel), slameur, peintre (débutant)

  • Vous êtes un poète engagé, quels sont les sujets que vous traitez dans vos poèmes ?

Pour mieux répondre à cette question qui semble une question ouverte à mon cœur poète, comme vous le savez, le poète est un désert émotionnel, une mer sensuelle qui cherche à convaincre son âme et sa conscience dans ses imaginations et qui cherche aussi à remédier ses plaies et ses blessures parmi les vers et les titres, et moi même, je suis ce chemin conceptuel qui critique et qui s’engage en luttant contre l’inhumanité et l’indignité, quant à moi , être poète c’est une tâche de responsabilité, le poète c’est le maire et le porte-parole des démunis et misérables dans le monde entier.

  • Vous composez en tamazight ?

Oui bien-sûr, et je me souviens de mon premier poème en ma langue maternelle tamazight. C’était un poème sentimental. Si je ne m’abuse pas, c’était un coup d’œil pour le monde pastoral où je vivais mon siècle d’adolescent.

  • Tamazight est un combat, dans quelle situation est la lutte pour sa reconnaissance actuellement au Maroc?

Tamazight est une vérité avant d’être un combat, et chaque vérité à ses youyou et ses tambourins, pour atteindre un objectif, il faut donner et offrir pourquoi pas se sacrifier de par les moyens rationnels qu’on a.

  • En algérie, elle est seconde langue officielle, tout comme chez vous, ne vous pensez pas qu’elle doit arracher encore plus d’acquis ?

Comme je l’ai déjà dit, le combat est pacifiste, et comme étant un poète jeune et optimiste, chaque avenir à ses demandes, et chaque siècle à ses raisons, on ne peut pas limiter, il faut toujours voire et regarder devant. L’espoir c’est continuer. Merci à toutes et tous, je vous remercie énormément. Je suis heureux et honoré d’être parmi vous. Je salue aussi la Kabylie, cette muse que je prise énormément, sa beauté angélique, ses soldats artistiques, le soldat Lounes Matoub qui a donné tout pour illuminer Tamazgha, c’est une fierté qu’on a bien sûr dans ce monde entier, et sans oublier aussi le défunt Idir que Dieu ait son âme. Azul Tamazgha

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