El Hesnaoui, le chanteur de l'exil Kabyle
Rétro-Zik

Cheikh El Hasnaoui

Orphelin de mère à deux ans, Mohamed Khelouat est élevé par sa famille. L’enfant grandit dans le climat de la culture des zaouias, il fréquente le timaâmrin. Il quitte le village natal vers 1930 vers Alger où il est embauché dans un travail de nuit sur les quais. Il habite rue Mogador à la Casbah et fait même partie de l’orchestre de Hadj M’hamed El Anka.

Sa première chanson A yema yema, une complainte de déracinés, est chantée et découverte à Alger en 1936. En fait la chanson a été composée en 1928, soit 10 ans après la fin de la Première Guerre mondiale selon la mémoire populaire et de ses contemporains, qui auraient entendu cette chanson avant son départ définitif à Alger. Pas surprenant d’ailleurs qu’à l’époque, le refrain de cette chanson qui prenait à témoin sa mère, frappait de stupeur plus d’un de ses auditeurs quand on sait qu’il a perdu la sienne à l’âge de deux ans.

En 1937, à l’orée de la Seconde Guerre mondiale, El Hasnaoui est en France, à Paris, dans le 15e. De 1939 jusqu’au début des années 1950, avant le déclenchement de la Guerre d’Algérie, il produit l’essentiel de son répertoire composé de 29 chansons kabyles et de 17 en arabe algérien. En 1968, il enregistre ses dernières chansons : Cheïkh Amokrane, Haïla hop, Merhva, Ya noudjoum ellil, rod balek.

Il quitte définitivement la scène artistique après ces enregistrements. Cheïkh El Hasnaoui est considéré comme une figure de proue de son genre musical.

Cheikh El Hasnaoui souvent associé à un titre majeur intitulé La Maison Blanche, s’illustre dès les années 1930 en créant son propre style, reconnaissable à sa cascade de voix grave, aux sonorités lancinantes du banjo et à ses textes qui évoquent la douleur sentimentale. Douleur pour laquelle Cheikh El Hasnaoui s’exile en France. Le thème de l’exil deviendra par ailleurs le leitmotiv d’une grande partie de son œuvre.

Il passe les douze dernières années de sa vie à Saint-Pierre où il est enterré1, au cimetière paysager (CP 08) aux côtés de son épouse.

De Lounès Matoub à Lounis Ait Menguellet ou plus tard Kamel Messaoudi et bien d’autres s’inspirent ou évoquent l’œuvre musicale de Cheikh El Hasnaoui, pour sa musique ou sa thématique récurrente de l’exil comme source d’inspiration.

source wepipédia

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